Bienvenue sur le site de la commune d'Antoing
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ANTOING
Administration Communale

19, Place Bara -
7640 Antoing
-
Tél : 069/44.69.01
antoing@publilink.be
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   
 
   
Tourisme
 
Tourisme (sommaire)
 

 
 
ANTOING
HOTEL DE VILLE

(ANCIENNE HALLE AUX DRAPS)
Construit en 1565, le bâtiment fut plusieurs fois remanié au cours des XVIII et XIXème avant d'être restauré
début XXème dans le style renaissance espagnole en vogue à l'époque.
 
EN 1378, HUGUES DE MELUN,
ALORS SEIGNEUR D'ANTOING,
OFFRE A LA VILLE UNE CHARTE DU METIER
DE DRAPIER

Ce document octroyait l'affranchissement à tout drapier s'installant à Antoing pour y exercer son métier.
Le métier de la draperie s'y développa si bien qu'en 1565, on construisit sur la place Bara une HALLE AUX DRAPS.
Bientôt, un commerce de grain s'y établit, suivi par d'autres commerces.
Quand ceux-ci devinrent trop nombreux, ils débordèrent sur la place.
(C'est sans doute l'origine du marché hebdomadaire qui fut officiellement ouvert en 1838 et déjà le mardi).

 

HOTEL DE VILLE

 
Ce n'est qu'en 1695 que le mayeur et ses échevins commencèrent à tenir leurs assemblées dans la salle haute de la halle. Jusque là, les assemblées se tenaient rue Wattecant, près de « l'Ostel au Chine » (hôtel du cygne, aujourd'hui Scaldis), dans une salle de la brasserie «banale» mise à la disposition de la population par le seigneur.
 
Sur cette carte postale datée de 1902, on peut observer sur la droite l'hôtel de ville tel qu'il était avant restauration

Sur la gauche, les maisons qui bordaient la place ont été remplacées par le bâtiment qui abrite l'Office du tourisme et le café des remparts
 
     
 
C'est suite à cette campagne de restauration que le bâtiment va prendre son aspect actuel.
La toiture d'ardoise est percée de deux rangées de six lucarnes, les pignons du bâtiment sont transformés en pignons « à gradins » et au rez-de-chaussée, une galerie est percée par quatre arcades qui évident la façade et font peut être référence aux fonctions premières de l'édifice : une halle marchande.
     
Datant de 1993, la dernière campagne de restauration menée en collaboration avec la Région Wallonne a modifié quelque peu l'aspect du bâtiment par l'application sur les façades extérieures d'un enduit à la chaux couleur « rouge sang de bœuf ».

Le choix de ce coloris a des raisons historiques puisque traditionnellement, de nombreuses bâtisses d'importance adoptaient ce rouge typique dans la région de Tournai au XVIII ème et XIXème siècles.
 
     
 

Vitrail néo-renaissance situé au niveau du premier palier

Œuvre de Camille Wybo, maître verrier à Tournai au début du XXème siècle, ce vitrail fut installé lors de la rénovation du bâtiment entre 1916 et 1921.

Au centre du vitrail figure le blason de la ville (lion d'argent surmonté de la couronne comtale, inspiré des armes du premier seigneur d'Antoing).
De part et d'autre du blason, deux ouvriers, l'un portant un pic de carrier, l'autre un maillet de tailleur de pierre (représentation de l'industrie qui fit la richesse de la ville).

En fond découpé en petites pièces de verre polygonales, un semis en grisaille de A surmontés de la couronne comtale en alternance avec le lion
L'ensemble est surmonté d'une guirlande de fleurs et de fruits et entouré d'une frise décorative de feuilles stylisées et de motifs allégoriques : cornes d'abondance, Mercure au casque ailé (dieu du commerce).

 

     
 
Bois polychrome offert en 1582 à la « Confrérie saint Sébastien » créée en 1564 par Charles de Melun, alors baron d'Antoing.

Cette confrérie d'archers (arc à main), fut d'abord fondée dans le but de permettre aux habitants du lieu de s'exercer au maniement des armes au cas où, par temps de guerre, le seigneur aurait besoin de lever une armée.
Par ailleurs, elle procurait à la population une possibilité de distraction afin d'éviter « beuveries, jeux, oisiveté et autres dissolutions… ».
     
PATRIMOINE ET CITOYENNETE
 
Un hôtel de ville, pour quoi faire ?
L'hôtel de ville est étroitement lié aux principaux éléments qui rythment la vie de chacun : naissances, mariages, décès… On y délivre les documents officiels primordiaux : passeports, certificats de bonne vie et mœurs, actes de naissance et de décès…
C'est là que se tient le Conseil Communal auquel peuvent assister tous les citoyens qui le désirent. C'est le trait d'union entre l'administration et les administrés.
C'est dans ses murs également que se déroulent les grands événements de la vie de la cité.
On y reçoit les visiteurs de marque, on y célèbre les anniversaires importants…
 
 
Origine médiévale
Au Moyen-âge, le Seigneur désigne et rétribue le « bailli » ou « mayeur » qui le représente face à ses sujets. Sa fonction concerne autant l'administration que la justice. Le mayeur se fait aider par des échevins qui sont les représentants des citoyens. Pendant longtemps, l'échevinage se réunit en plein air : sous un arbre de la place publique, dans ou devant le cimetière paroissial…
Pour abriter leurs assemblées et remplir les devoirs de leur charge, le seigneur va ensuite mettre à leur disposition un local. Dans cet endroit, ils conserveront les signes de leurs prérogatives (sceau, cloche, étalon de mesure…) et rangeront dans un coffre les documents provenant de l'exercice de leurs fonctions. De là naît sans doute l'idée d'un « toit de la commune ».


Premières maisons de ville
Les origines des « maisons de ville » ou « maisons de paix » sont de deux sortes :
Elles étaient soit logées dans une maison particulière passée dans le patrimoine de l'institution communale, soit abritées à l'intérieur de la halle de la cité.
Dans ce cas, le mayeur et ses échevins siégeaient dans la salle haute de la halle, laissant le rez-de-chaussée à la disposition des marchands (drapiers, bouchers et autres locataires…).


Du Moyen-âge à nos jours
A la fin du Moyen-âge, la présence d'un mayeur et d'échevins est attestée en de très nombreux endroits. On y conserve les preuves et les doubles des actes enregistrés, on y garde les clefs de la ville, la cloche du marché, le sceau communal et divers autres signes de l'autonomie de la communauté locale.

Au départ, cette situation est surtout valable dans les villes principales mais au XIXème siècle, l'essor des industries (charbonnages, sidérurgie, verrerie, industrie textile et carrières…) entraîne le développement d'agglomérations modestes qui deviennent de grosses localités nécessitant une gestion communale plus rigoureuse et plus proche des habitants.
De ce fait, la période 1860-1914 voit la multiplication des maisons communales et des hôtels de ville.